10 décembre 2019 - chapelle du Prado Lyon

Le Synode sur l’AMAZONIE à Rome vient de s’achever…  La « COP 25 » qui devait avoir lieu au Chili … était encore entrain de se vivre à Madrid sous la présidence chilienne. Inondations, sécheresse, tempêtes, le défi climatique est bien là. Notre planète est en danger, notre maison commune s’écroule et se sont toujours les plus pauvres qui payent le prix fort.

            Retrouvailles avant la messe

Ce 10 décembre nous avons eu connaissance du pacte pradosien, pacte rédigé par des membres de la famille pradosienne qui en récollection ont repris les 2 « Pactes des Catacombes » : celui du Concile Vatican II et  celui du Synode «  Pan-amazonien »…. pour «  les vivre  à leur compte ».

Ces textes engagent leurs signataires à avoir un style de vie simple et à être proche des pauvres,  à  veiller au « développement intégral » comme le Pape François le préconise dans « Laudato Si »…

  Comme chaque année, au cours de la messe, a eu lieu le renouvellement de nos engagements à suivre Jésus-Christ de plus près.

 

 

 

 

Simplicité et convivialité du 10 décembre lyonnais

En quelques photos sur le vif !

"Le Seigneur  m'ouvre toujours une fenêtre"

CHILI : confinement à Vallenar!... avril 2020

Tout près de chez nous vivent dix personnes âgées qui sont seules chez elles. Quand le coronavirus a éclaté et que les médias ont annoncé que l’un des groupes les plus « à risque » était celui des personnes âgées, j’ai pensé à tous ces grands-parents qui ont entre 75 et 86 ans… sauf l’une des grand-mères, Mercedes, qui va bientôt avoir cent ans !

 

         J’ai partagé mon inquiétude avec ma communauté et elles ont soutenu cette initiative de collaborer à l’alimentation des grands-parents. Mais, il devait y avoir un espace spécial pour cuisiner. J’ai donc contacté Mme Simonei, présidente de l’association de quartier et lui ai fait part de notre préoccupation. Elle n’a pas hésité et a facilité l’accès aux dépendances de l’association de quartier, car pour elle, le bien-être des grands-parents était aussi une préoccupation.

 

         Ne voulant pas cuisiner seule, j’ai appelé Mme Dany – qui fait partie de la communauté chrétienne et elle a accepté avec joie de se mettre au service des grands-parents.

Je veux m’arrêter ici pour vous dire ce que Dany représente pour moi. Elle est une véritable apôtre, une personne d’une grande sensibilité envers ceux qui souffrent. Depuis que nous cuisinons ensemble, elle m’interpelle… car chaque jour, elle me parle des gens qui traversent des moments très difficiles – et non seulement elle m’en parle – mais elle me motive pour faire quelque chose pour ces personnes.

Elle étudiait l’Evangile, bien sûr, quand nous pouvions nous réunir dans la communauté chrétienne. Elle connaît aussi quelques passages des Ecrits spirituels du P. Chevrier. Un jour, à la réunion de la communauté chrétienne elle nous a dit qu’il serait beau d’avoir environ sept prêtres à Vallenar, comme le P. Chevrier.

Le Père Chevrier dit : « Les pauvres sont nos maîtres »… Dany est ma maîtresse : elle m’enseigne chaque jour la simplicité et la joie avec lesquelles elle va à la rencontre des grands-parents pour leur apporter de la nourriture.

Chaque matin elle me donne un beau sourire… et je pense que c’est le sourire de Dieu pour égayer ma journée.

Je remercie Dieu d’avoir mis Dany sur mon chemin.

Je reviens à la Genèse de ce récit :

         Quand nous avons eu l’espace pour cuisiner et Dany pour m’aider, il fallait penser à la nourriture…

 La communauté s’y est mise : Pety, à travers la Pastorale sociale a obtenu des aliments non périssables. Mafy a obtenu des contributions financières auprès de quelques professeurs proches, des ressources qu’elle gère et que je sollicite selon les besoins.

En plus, la psychologue du cabinet qui s’occupe de tous les grands-parents a fait campagne avec ses collègues et nous a fourni assez de nourriture.

La mairie a soutenu  en donnant plus de nourriture et un député a également fourni de l’argent pour acheter le gaz.

La liste de toutes les personnes qui ont soutenu cette initiative serait très longue à mentionner.

 

         Les grands-parents sont très reconnaissants de ce qui est fait pour eux. Leticia (une des grands-mères) m’a beaucoup émue aujourd’hui : elle m’a remis un petit paquet où il y avait du sel et des nouilles.

J’ai pensé à l’offrande de la veuve (Luc 21/1-4).

Ainsi passent mes jours… à cuisiner avec beaucoup de joie pour ces grands-parents que le Seigneur a mis dans ma vie de sœur du Prado.

La vérité est que je reçois beaucoup plus que le simple plat de nourriture que je fais chaque jour pour eux avec beaucoup d’amour. Ils me donnent en retour leur affection et surtout, ils m’aident à vivre ma fidélité à Jésus Christ et à ne pas oublier que ma vie appartient aux laissés-pour-compte de notre société. Ils m’aident à ne pas oublier d’où je viens et qui je suis.

 

 

PS : Pour que vous compreniez bien pourquoi je dis que le Seigneur m’ouvre toujours une fenêtre…J’aime être dehors et j’aime visiter les gens et aussi mes amis. Le Saint Esprit m’a fait un clin d’œil,  parce qu’il connaît et sait que je ne supporterais pas l’enfermement. L’idée se pose alors de soutenir ces grands-parents que j’aime de tout mon cœur.

C’est avec une grande joie que je partage avec vous la façon dont nous vivons ce temps présent, en étant proches et en servant ceux que le Seigneur a mis sur notre chemin : les préférés de Dieu

 

Merci à ma communauté qui a permis de réaliser cette action si belle pour les grands-parents de notre secteur et qui en a mobilisé d’autres qui se sont joints à cette initiative.                

 Magaly

Confinement, à La Vigie des Monts d'Or

 

 

Marie-Monique Valentin raconte :  «Pendant  le confinement, nous étions chacune dans notre chambre… même pour les repas, et il n’y avait aucune activités dans la journée ! On ne voyait que le personnel. Pas le droit  d’aller dans les couloirs.

Je lisais et j’ai tricoté un peu. Comme on mange à 17h 45, les soirées sont très longues…

 

Pendant le confinement, une aide-soignante nous emmenait en petit groupe de volontaires faire un tour dans le jardin, d’une demi-heure au début, puis de ¾ d’heure. 

Maintenant je peux aller faire un tour dans le jardin quand il ne fait pas trop chaud.

 

Jean-Luc l’animateur nous a proposé de participer  à un concours, pour primer des livres pour ados.

J’ai eu à lire quatre livres : nous étions cinq personnes à lire chacune  quatre livres et à dire notre avis sur chacun…. Tout ça pendant le confinement – et ça a continué après.

La directrice de la bibliothèque m’a téléphoné pour le prix « CHRONOS »… je faisais partie du jury. Elle m’a questionné par téléphone … mais nous n’avons pas encore su le résultat du concours.

J’ai aussi suivi la messe à la TV. Nous n’avons plus d’animation spirituelle dans l’établissement depuis le début du confinement.

 

: « La cause des temps ! »… Une femme parlait de sa mère partie en Algérie… sa fille allait la voir, mais elles ne se sont pas trouvées sur la même longueur d’onde !... C’est celui que j’ai le moins aimé. 

« La jeune fille et le fleuve » : C’est une fille un peu perdue, en rupture scolaire « décrocheuse » comme on dit. Elle se promène près de la Garonne … elle est presque suicidaire. Elle rencontre un vieil homme qui la remet dans le bon chemin… Et en final, elle reprend ses études et passe son BAC.

 

L’histoire de Samuel : cet enfant part à l’école, survient une grosse tempête. Un chêne écrase sa maison. Il apprend le drame par le journal.  Il reste seul et est placé chez un couple… Il y a une histoire de chien perdu dans un incendie et de chien du voisin auquel il s’attache.

 

Pour l’amour de Loraine » : une jeune fille rencontre un américain et part avec lui aux USA. Elle est accueillie par toute la tribu  en Louisiane où il faut travailler dans les champs. Elle décide de revenir en France avec sa fille Loraine, où elle pense que sa famille l’accueillera. Le père vient en France chercher Loraine.

C’est ainsi que j’ai beaucoup lu pendant ce confinement.

 

C’est très long de ne pas avoir de visite de sa famille pendant quatre mois. Mes neveux de Villefranche m’ont téléphoné 2 fois et ma nièce de Strasbourg m’a appelée assez souvent.

De ne voir personne c’est dur !....

 

Thérèse-Marie Granjon a demandé  une fois à venir me voir. C’était derrière une vitre !... Pas terrible !... Elle est venue une deuxième fois m’apporter des papiers du Prado,  et aussi concernant le décès de Jean-Michel SALOMON, prêtre du Prado.

J’ai aussi suivi la messe à la TV. Nous n’avons plus d’animation spirituelle dans l’établissement depuis le début du confinement.

Voilà ! Maintenant nous avons repris des activités avec une nouvelle animatrice. Il y en a tous les jours ?

 

Interview et photo : MCL Suchet 30.07.2020

Après les applaudissements…

OUVERTURE !...

La  fête des Voisins…

Autour d’un apéro-dinatoire partagé.

Si vous êtes intéressés, rendez-vous

Vendredi 26 Juin à 19 h dans notre jardin,

au 14, rue P. Chevrier

Les sœurs du Prado

 

Pendant le confinement, tous les soirs à 20 h, les fenêtres s’ouvraient et l’on voyait nos voisins applaudir avec nous pendant cinq minutes, ceux qui prenaient soin des autres.

 

L’idée est venue à la communauté du 14 de faire une invitation… pour que quelques uns ou quelques unes puissent mieux faire connaissance avec nous.

L’invitation a été mise en début de semaine pour le vendredi. Peu de temps pour se décider…

                Mais trois jeunes femmes : Léticia, Solène et Estelle ont répondu.

Elles sont dans la vie active et vivent en colocation, rue de l’Université. L’une est ingénieure, l’autre infirmière et Estelle, la psychologue va quitter la colocation pour la communauté de l’Arche en région parisienne


 Un moment de partage convivial…
  une ouverture à notre voisinage jusque là inconnu

 

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Weekend Life'vangile mai 2019 à Limonest

Cette année, l'équipe de préparation, avec Philippe Brunel et François Chabrillat, nous avons pris le chemin du synode et nous avons écouté ce que des jeunes ont vécu par rapport à une expérience de solidarité. Un *
Comment  les  aider à relire et à entendre l’appel à être apôtre ?

Invitation envoyée à des jeunes pros ou étudiants qui ont vécu ou qui aimeraient vivre des expériences fortes de solidarité  0« Viens partager tes découvertes,        viens approfondir le sens de ces moments forts avec l'Evangile selon Saint Jean 13,31-35

 

 

Des jeunes filles ont répondu à l’invitation avec une grande diversité, mais chacune avait vécu une expérience de solidarité. Le fait de permettre de venir avec « quelque chose » (leur expérience et un objet symbole) a été important. Deux jeunes témoins invités ont aussi partagé leur expérience de service solidaire...

A la lumière de la Parole de Dieu et de l’expérience du Père Chevrier, ensemble, ils ont relu et approfondi leur expérience et leur désir de vie en solidarité  avec des personnes défavorisées.  La balade dans la campagne avoisinante et les repas ont été l’occasion de joyeux échanges spontanés !

Le fait du petit nombre a permis de partager plus en profondeur. Pour ceux qui sont là, cela vaut le coup de le faire. Ils ont fait une expérience forte et la qualité des échanges a été importante ; en voici quelques flashs :

- Partir dans un autre pays : cela demande un brin de folie, une confiance en la Providence, et d’aller à la rencontre ! Quand on part avec un organisme de coopération : on fait des vœux, puis confiance dans l’organisme qui nous envoie en mission dans un pays pour 2 ans !

Passer du temps avec les enfants, les jeunes ; importance des plus pauvres ; prendre le temps de discuter, du silence : « doucement, doucement ». Se déraciner, faire de belles rencontres, prier,  nourrir sa foi… Au retour, j’ai été choquée par des comportements très individuels, par l’hyper consommation… On apprend à consommer autrement.

- A la fin de mes études, avant de commencer à travailler, j’ai pris du temps pour moi : j’ai vécu 6 mois dans une communauté dont 3 mois de formation avec des jeunes de différents pays : vie fraternelle, beaucoup d’échanges, des temps de silence, j’ai fait l’expérience de Dieu vivant et un peu redécouvert l’appel, être envoyée en mission… Je vis un engagement dans le scoutisme comme cheftaine : aider les filles à discuter, se débrouiller, vivre avec simplicité. Cela me nourrit beaucoup ! Ma devise : « aimer en toute chose et par-dessus tout, avoir un regard d’amour sur les personnes »... Dans le travail, devant des personnes qui souffrent, tenir la main...

 

- Selon Spinoza, on peut être égoïste et altruiste. Toujours apprendre pour faire mieux, toujours s’ouvrir aux autres. Quand on s’engage, on ne sait pas où on va… J’aimerai partir en humanitaire comme médecin, apprendre des langues…

- J’ai plein de question sur l’Eglise institution… J’ai vécu les JMJ au Panama…


- Découvrir la figure de l’apôtre d’après Actes 14. 21b-27 : Passion d’aller chercher d’autres, ne pas rester entre soi …

L’Esprit-Saint frappe à la porte de notre cœur ; la porte peut être dans 3 positions : fermée, entrouverte, grande ouverte, comme disait le Père Chevrier.  Dieu agit à travers nous…  liberté…

On est tous appelés à annoncer : est-ce qu’on est digne, capable d’annoncer le message du Christ ? Il me revient l’image du colibri dans la forêt qui veut éteindre un incendie : chacun fait sa part !

On peut avoir des épreuves : attaques, doutes… on peut vaciller…

S’ouvrir aux autres, faire confiance aux autres, être toujours présente,  soutien, toujours là dans les épreuves. Pour le Père Chevrier, « être d’autres Christ »…

Comment aujourd’hui je peux être apôtre ? me former sur le Coran… C’est avec les autres que je trouverai. La révision de vie = prendre du recul = VOIR, JUGER, AGIR. Cf. connaître, aimer, suivre Jésus-Christ.
L’Evangile, c’est comme une belle maison, un champ…                           
                                                                                    Marie-Jo Bellerre